Pensée comme une cartographie sensible des scènes percussives contemporaines, Applause|Paloma Colombe presents Dihya s’impose comme un projet à la fois musical et politique. DJ et curatrice, Paloma Colombe y rassemble 11 artistes issus de scènes locales, diasporiques et queer, avec la volonté affirmée de mettre en lumière des voix encore trop peu représentées.
La direction artistique est claire : ici, le rythme est central. Chaque morceau explore la richesse des patterns percussifs, la tension des syncopes, et leur capacité à générer un état de transe — physique autant qu’émotionnel. Les corps sont sollicités, mais aussi traversés : la danse devient un espace de libération, où l’on peut autant lâcher prise que se reconstruire.
Nourrie par son héritage amazigh et son immersion dans les scènes queer radicales californiennes, Paloma Colombe envisage le club comme un lieu de friction fertile — entre rituel et modernité, entre mémoire et projection. Une image traverse toute la compilation : celle d’un groupe de femmes kabyles chantant et frappant des mains à l’unisson. Une matrice collective, où le rythme relie, ancre et élève.
Avec Dihya, le club n’est plus seulement un espace de fête — il devient un territoire de résistance, de soin et de réappropriation.
Conceived as an exploration of contemporary percussive club scenes, Applause|Paloma Colombe presents Dihya unfolds as both a musical and political statement. As a DJ and curator, Paloma Colombe brings together 11 artists from local, diasporic, and queer communities, with a clear intention: to amplify voices that remain underrepresented within the industry.
The sonic direction is unmistakable — rhythm takes center stage. Each track dives into dense drum patterns, syncopated structures, and their ability to induce states of trance that are as physical as they are emotional. The club becomes a space where release and vulnerability coexist — where bodies move, but also process, heal, and transform.
Drawing from her Amazigh heritage and her immersion in California’s radical queer scenes, Paloma envisions the club as a site of productive tension — between ritual and futurism, memory and movement. A recurring image runs through the project: a group of Kabyle women singing and clapping in sync, embodying a collective pulse that grounds and elevates.
With Dihya, the dancefloor expands beyond celebration — it becomes a space for resistance, connection, and shared transcendence.